La bataille de Waterloo

                                                                          Présentation

 

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Napoléon Ier                              A. Wellington                          G. Blücher 

 

   Fr.gif (1266 octets)     Napoléon qui voulait commencer la bataille le matin à l'aube, n'ayant pu le faire la veille, est contraint d'attendre la mi-journée que cesse la pluie et que le terrain soit praticable. La boue retarde considérablement  l'arrivée des troupes sur le champ de bataille. Le canon s'enfonce, le cheval s'embourbe, le soldat s'enlise, pas un élément n'avance à une cadence normale. Les coalisés ne sont pas mieux logés, les soldats ont passé la nuit dehors, leurs uniformes sont trempés, mais plus grave, leurs fusils sont inutilisables pour le moment et les troupes doivent tirer à blanc pour sécher les bassinets. Wellington en personne demanda d'arrêter car "il craignit que cette fusillade ne déclenchât l'attaque des Français."

    Le temps (Horaire) est l'allié des Coalisés, plus il passe, plus les chances augmentent. Pour Napoléon, le temps s'écoule en augmentant pour lui les risques.

    GB.jpg (1959 octets)     Pour les soldats des armées du Duc, le spectacle mouvant des sillons versicolores de l'armée Française est superbe, mais impressionnant. Un peu plus en arrière, plus inquiétant encore, débouchent les longues colonnes sombres de la Garde.

    L'armée commandée par Wellington a pris position sur un plateau appelé Mt St Jean. Wellington à fait renforcer les défenses d'un gros corps de ferme composé d'une maison de maître et de ses dépendances sur sa droite; Hougoumont. Une ferme au centre nommée "la Haye Sainte", ainsi   qu'une autre sur sa gauche nommée "Papelotte" sont aussi fortifiées . Dans ces trois bâtiments, des troupes retranchées attendent l'assaut. Malgré tout, cette armée est dangereusement adossée à la forêt de Soignes, rendant toute retraite en bon ordre impossible. Les coalisés sont dos au mur.La retraite serait une débâcle, impossible à gérer. Les éléments seraient éparpillés dans la grande forêt qui s'étend jusqu'au faubourgs de Bruxelles. La seule voie de retraite étant la route de Bruxelles, qui comme toutes les routes de campagne de l'époque n'est pas très large.

    Devant eux, la légende vivante et son armée, armée qui vocifère et hurle depuis quelle a aperçu la longue ligne rouge au centre de l'armée de Wellington, certains l'attendait depuis Boulogne. Cette fois ci, parmi les autres troupes, l'ennemi de toujours est là. L'on va pouvoir enfin s'égorger entre vrais ennemis. Les sujets de ceux qui ont organisé toutes les coalitions contre la France depuis la Révolution vont payer la lourde ardoise. Tans pis pour eux, si leurs dirigeants ont monnayé et acheté les soldats des autres puissances Européennes comme des mercenaires pour les jeter contre la France. L'Anglais est là. Il va payer.

    En face, le jugement est différent; les armées Françaises ont mis à feu et à sang l'Europe pendant longtemps. Ils faut que cela cesse car Napoléon évadé de son île va recommencer.

    La politique consistant à présenter l'une ou l'autre des versions selon ses affinités, l'historien lui se contentera des faits.

    Jamais les soldats de l'empire ne furent aussi pressés de combattre, malgré des rumeurs persistantes de trahison, jamais l'enthousiasme ne fût aussi grand dans les rangs Impériaux. Jamais elle ne sera pourtant aussi fragile.

 

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 Hussard (Brunswick)

   PR.gif (1298 octets)     Les troupes étrangères alliées aux Anglais, dont certaines avaient combattu dans les rangs de l'empire savaient eux d'expérience que le choc serait rude et décisif. Certains d'entre eux ne sont guère enthousiastes à l'idée d'avoir à affronter leurs anciens frères d'armes. Avantage, ils sont vétérans et connaissent parfaitement les manoeuvres types de leurs ennemis. Parmi eux, des officiers reconnus pour leur bravoure, comme l'infortuné Van Merlen, ancien officier des lanciers de la Garde, qui sera tué, ou Chassé, qui lancera la cavalerie sur les bataillons de la Garde lors de l'assaut du Mt St Jean. En tous cas, pour beaucoup d'acteurs de cette célèbre journée, et quel que soit leur camp, le rideau venait de se lever pour la dernière fois.

    Les Anglais qui représentent un peu plus d'un tiers des troupes présentes étaient comme à l'habitude, sûrs d'eux. L'armée Anglaise est une armée de métier, et il y a dans ses rangs des vétérans d'Espagne, même de très rares anciens d'Amérique. Les Anglais ont été de tous temps de très bons fantassins, ils disposent en outre d'un armement léger largement supérieur à celui de leur ennemi. Cette armée est sûre de la disposition de sa ligne sur deux rangs et pense que "Boney", surnom donné à Napoléon, ne passera pas, car Wellington est là. Ils ont parfaitement raison sur le fond, mais se trompent lourdement sur la forme. Si une bonne partie des troupes Coalisées se battirent impeccablement , la future victoire à bien d'autres raisons que leur seule bravoure, leur ordonnancement propre ou leur Commandant en chef.  

    Si l'Infanterie fût irréprochable, surtout la brigade de Nassau et les brigades Anglaises, la cavalerie coalisée eût un comportement déplorable. Habituées aux charges fougueuses mais non contrôlables. L'on a pu assister à un refus pur et simple du combat pour certaines unités (Brigade Légère de Van Merlen, La 3em Brigade de Ghigny, Brigade de Trip, etc.). En fin de journée, elle trouvera plus son compte en sabrant les fuyards ou en s'acharnant sur une Vieille Garde moribonde. Redevenant tout à coup apathique devant la résistance des deux carrés du 1er Grenadiers de la Garde, en réserve à Rossome. Lord Somerset refusa même d'exécuter un mouvement de troupes." De peur que la cavalerie Néerlandaise qui l'accompagnait n'en profite pour décamper."

    En revanche, ce jour là, l'infanterie Anglaise livrera une de ses plus héroïque défense, sa tenue au combat frisera la perfection. Ce qui ne surpris pas Wellington qui savait pouvoir vaincre avec son infanterie, mais disait de sa cavalerie:

    "Nos officiers galopent sur tout ce qu'ils voient et se retirent aussi vite. Il semble qu'il leur soit impossible de manœuvrer ailleurs qu'à Wimbledon"

    Du reste, la charge de la cavalerie lourde de Lord Uxbridge (Royaux et Scots Greys) , bien que courageuse, lui donna raison. Emportée par son élan sur le Corps de D'Erlon au début de la bataille, elle fût incapable de s'arrêter et alla se fracasser sur la ligne Française, puis presque anéantie par une partie de la cavalerie Impériale.

    Les troupes Françaises, en dehors d'un enthousiasme rare, se battirent avec un  courage certain, jusqu'à la terrible débandade générale ou plus aucun d'entre eux ne sembla se souvenir avoir été un soldat. Napoléon  avait dit de ses sujets " Le Français est plus qu'homme dans la victoire, plus que femme dans la défaite". Nous aurons l'occasion de revenir en détail sur le légendaire sacrifice de la Garde Impériale.

    Le comportement des Prussiens fût comme souvent, sobre, mais terriblement efficace.

    Waterloo est le nom d'un petit village situé au Nord , dont le rôle joué dans la bataille est inexistant. Wellington y a simplement pris ses quartiers les jours précédents. Le nom officiel de cette bataille pour l'armée Française sera un temps "la bataille du Mont St Jean". Les Prussiens voulurent l'appeler la bataille de "La Belle Alliance". Nom qui convenait mieux pour désigner la coalition. Wellington s'y refusa.

 

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Légende :

ROUGE ; WELLINGTON, NOIR ; BLUCHER, BLEU CLAIR NAPOLEON (Ligne), BLEU FONCE; NAPOLEON (Garde)

Ouvrages historiques dont je me suis inspiré.

1815 de Henri Houssaye; Dont je me suis fortement inspiré pour la trame de ce site. Partial et un peu revanchard, c'est néanmoins une œuvre magistrale, très agréable à lire.

Napoléon de Jean Tulard; Fayard ; Bible Impériale; il est l'ouvrage de référence de l'empire, il est plutôt ouvrage de synthèse mais d'une richesse incomparable Il offre une vision politique de l'empire vraiment objective. Attention ce n'est pas un roman et il est réservé aux amateurs d'histoire. C'est à ce livre qu'il faudra se référer pour connaître les ouvrages qui vous intéresseront.    Les sources y sont pratiquement toutes référencées.Un travail de Titan. L'ouvrage ultime ??.

Napoleon d'André Castelot Librairie académique PERRIN.

Tout historien en herbe connait cet auteur , un ouvrage digne de sa réputation

Sans oublier l'ouvrage colossal de Max Gallo et celui de Louis Madelin.

Pour ne citer que le point de vue Français.

 

"Il s'est écrit plus de livres sur Napoléon qu'il ne s'est écoulé de jours depuis sa mort"