La bataille de Waterloo

4) Les Prussiens à Plancenoit

 

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  Blücher

      

   PR.gif (1298 octets)  Voyant déboucher Blücher, Lobau contre toute attente l'engage, les Français sont 1 contre 3, mais composé de bonnes troupes, le 6èm corps Français fait mieux que résister, et entrave sérieusement l'avance de Blücher.

    Le chef Prussien comprenant que son attaque risque d'avorter ou lui coûter trop cher en hommes, fait déborder Lobau par sa droite, et se dirige vers Plancenoit, petit village à droite de la réserve Française. Lobau pour éviter d'être tourné, fait un mouvement rétrograde, mais surpris, ne peut placer qu'une brigade dans ce village. Celle ci sera balayée par les Prussiens, beaucoup trop nombreux.

    Aussitôt, les troupes de Blücher se barricadent dans Plancenoit, tandis que Bülow, enfin arrivé derrière eux , canonne le corps de Lobau. Certains de ses boulets tombèrent au beau milieu de la Garde et de l'état major Impérial. La situation est à cet instant critique; Les Français sont engagés sur deux fronts et leur ligne de retraite est menacée. Napoléon décide d'envoyer la Jeune Garde de Duhesme pour déloger les Prussiens du village de Plancenoit. Ce fût fait assez rapidement, les jeunes troupes d'élites, pépinière de la Vieille Garde, tirailleurs et voltigeurs vont repousser les Prussiens, un peu surpris de la rapidité de la contre-attaque. Mais à peine chassés du village, les Prussiens se reforment et chargent de nouveau.

   Plus bas, le corps de Lobau commence à plier sous les coups de Bülow, et la Jeune Garde, nonobstant une défense héroïque est chassée de Plancenoit par des Prussiens ressaisis. De nouveau ils s'y installent, de nouveau ils canonnent les Français et menacent leur ligne de retraite.

    Napoléon fait alors mettre la Garde en carré face à Plancenoit, de la Belle Alliance jusqu'au 1èr de la Garde, toujours à Rossome.

    Ces vieux soldats vont dans une poignée d'heure entrer dans la légende.

    Napoléon ordonne aux Généraux de la Garde Morand et Pelet de reprendre Plancenoit.

    Deux bataillons de la Vieille Garde, le 1er du 2em Grenadier et  son homologue chasseurs, s'élancent au pas de charge. En vingt minutes ils délogent les Prussiens à la baïonnette, sans même daigner tirer un coup de feu. Puis les poursuivent sur six cents mètres, les repoussent derrières les batteries de Hiller dont les servants s'enfuient à la vue des bonnets à poils et des baïonnettes rougies de ces vétérans.

    La Jeune Garde sur les pas de ses aînés reprend position dans Plancenoit. La Vieille Garde s'arrête, ne trouvant plus rien à culbuter, retourne à Plancenoit et s'y barricade à son tour.

D'un seul coup de boutoir de sa Vieille Garde, l'Empereur a stoppé net l'avance Prussienne.

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UHLAN (Brunswick)

  Fr.gif (1266 octets)   Les attaques de la cavalerie Française se poursuivent sur le plateau, Ney a débusqué les carabiniers et exhorté ces géants à charger avec lui. Ces charges continuent, certains carrés Anglais sont rompus, mais la plupart résistent. Et toujours ce même problème des canonniers Anglais. Dès que les cavaliers Français s'approchent d'eux, ils les arrosent de mitraille, puis avant le choc, courent se réfugier dans les carrés Anglais, sur lesquels les charges se brisent. Dès que la cavalerie Française fait demi tour pour se reformer, ils ressortent des carrés pour rejoindre leurs pièces, mitraillant les Français dans le dos, puis de face lorsque ceux ci revenaient à la charge, pour courir se réfugier de nouveau dans leurs carrés, et ainsi de suite... En temps "normal", lorsqu'un canon ennemi était atteint, soit on l'emmenait, soit on l'enclouait, c'est à dire que l'on plaçait une sorte de clou dans la lumière du canon rendant impossible la mise à feu.

    Rien de la sorte ne fut fait, on ne pensa même pas à les faire sauter avec la poudre restante, ni à les renverser, ni même à briser les écouvillons. Plus facile à dire qu'à faire sans doute, mais ces soldats dont la plupart expérimentés ne manquaient pourtant pas de courage, l'avaient maintes fois fait. La cavalerie Française va payer cher cette négligence.

    Pour ajouter au massacre, les charges sont menées sur un terrain dont la superficie est trop petite, ce qui ajoute à la confusion, et freine l'impact. Certains chevaux sont tellement pressés qu'ils sont soulevés de terre. Waterloo est, par rapport aux nombre de combattants, un des plus petits champs de bataille de l'Histoire.

                                   

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Sabre-briquet (France)

   GB.jpg (1959 octets)    Il aurait fallu de l'infanterie pour seconder les attaques et garder le terrain conquis. Ceci afin d'obliger les Anglais à adopter une formation vicieuse pour à la fois résister à la charge de cavalerie en carré, mais alors exposé au tir de l'infanterie pendant un court mais meurtrier moment. Puis se reformer pour faire face à l'infanterie en adoptant une position large en ligne, mais alors particulièrement vulnérable aux attaques de cavalerie. La fatigue jouant sur ces soldats, s'épuisant en manœuvres répétées, aurait pu infléchir leur moral. De plus, leur puissance de feu d'artillerie serait devenue inexistante, voir passée à l'ennemi et retournée contre eux.

    L'infanterie, il y en a pourtant. A environ 1300 mètres, attendent l'arme au pied depuis plusieurs heures la division Bachelu et la brigade Jannin , soit 6000 hommes du 2èm corps de Reille. Lorsque Ney pense à les utiliser, la quatrième charge vient d'échouer, les hommes et les chevaux sont fourbus et surtout moins nombreux. Pire, les Anglais avaient compris que ces charges étaient vouées à l'échec.Les charges Françaises font maintenant figure d'épouvantail. C'est une question de temps pour les abattre tous.

                                                                                                                                               

    Il est trop tard pour l'infanterie, de nouveau les canonniers Anglais sont à leurs pièces. Quinze cents fantassins sont fauchés dès les premiers instants en gravissant la pente. Si ces canons avaient été neutralisés..Maintenant, la cavalerie détachée par Ney pour les soutenir est trop faible et fatiguée pour être efficace, plus jamais cette cavalerie ne reprendra les canons Anglais.  Les dernières troupes de réserve de Wellington arrivent alors resserrer les rangs Anglais qui commence à se clairsemer.

    Mais, au loin sur la droite, apparaît le corps d'armée Prussien de Zieten .

 

 

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