Ney aux "Quatre-Bras"

15,16 et 17 juin 1815

 

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expbul2a.gif (128 octets)Le 15 Juin; L'inactionexpbul2a.gif (128 octets)

    Fr.gif (1266 octets)  Le carrefour des Quatre-Bras est situé au sud du champ de bataille de Waterloo. Il offre un intérêt stratégique évident . (Voir carte plus bas) Mais surtout, se trouve sur la route qui doit mener Napoléon à Bruxelles.

    Wellington y a disposé quelques unités,  il y a environ 7 000 hommes.

    A quatre heures, Napoléon reçoit le Maréchal Ney, lui confiant le Ier et le 2ème corps d'armée, la cavalerie légère de la Garde commandée par Lefebvre-Desnoëttes, et lui assurant pour demain les cuirassiers de Kellermann. La mission du Maréchal est de pousser devant lui l'ennemi et de prendre position aux Quatre-Bras (Ce carrefour est aussi parfois appelé Quatre-Chemins), pour ensuite marcher sur Bruxelles.

    La tactique adoptée par l'Empereur des Français est la suivante:

    Séparer son Armée en trois corps, Ney à droite, Grouchy à gauche et lui au centre avec la Garde, se portant sur l'une des deux ailes selon les circonstances, ou les affaiblissants pour renforcer son propre centre. Les deux ailes ont à peu près des forces équivalentes.

    A droite, Ney a à sa disposition environ 43 000 hommes et 84 pièces d'artillerie. Le Maréchal semble apathique, aucune attaque sérieuse n'est tentée contre cette faible avant garde Coalisée.

    Napoléon pense que Ney chassera les troupes Anglaises le lendemain 16, puis marchera sur Bruxelles.

 

expbul2a.gif (128 octets)Le 16 Juin; Le rendez vous manquéexpbul2a.gif (128 octets)

  

Fr.gif (1266 octets)   L'Empereur au Mal Ney de Charleroi le 16 Juin   Archives Dépôt de la Guerre

 

AU  MARÉCHAL NEY, PRINCE DE LA MOSKOVA, COMMANDANT L'AlLE GAUCHE DE L'ARMÉE DU NORD.

Charleroi, 16 juin 1815,

Mon cousin , je vous envoie mon aide de camp le général Flahault , qui vous porte la présente lettre, Le major général a dû vous donner des ordres mais vous recevrez les miens plus tôt, parce que mes officiers vont plus vite que les siens, Vous recevrez l'ordre de mouvement du jour, mais je veux vous en écrire en détail, parce que c'est de la plus haute importance.

Je porte le maréchal Grouchy avec les 3e et 4e corps d'infanterie sur Sombreffe; je porte ma Garde à Fleurus, et j'y serai de ma personne avant midi, J'y attaquerai l'ennemi si je le rencontre, et j'éclairerai la route jusqu'à Gembloux. Là, d'après ce qui se passera, je prendrai mon parc peut-etre à trois heures après midi , peut-être ce soir. Mon intention est que , immédiatement après que j'aurai pris mon parc, vous soyez prêt à marcher sur Bruxelles, Je vous appuierai avec la Garde, qui sera à Fleurus ou à Sombreffe, et je désirerais arriver à Bruxelles demain matin, Vous vous mettriez en marche ce soir même , si je prends mon parc d'assez bonne heure pour que vous puissiez en être informé de jour et faire ce soir trois ou quatre lieues et être demain à sept heures du matin à Bruxelles.

Vous pouvez donc disposer vos troupes de la manière suivante:

Première division , à deux lieues en avant des Quatre-Chemins , s'il n'y a pas d'inconvénient; six divisions d'infanterie autour des Quatre-Chemins , et une division à Marbais , afin que je puisse l'attirer à moi à Sombreffe , si j'en avais besoin; elle ne retarderait d'ailleurs pas votre marche;

Le corps du comte de Valmy, qui a 3,000 cuirassiers d'élite, à l'intersection du chemin des Romains et de celui de Bruxelles, afin que je puisse l'attirer à moi si j'en avais besoin, Aussitôt que mon parc sera pris , vous lui enverrez l'ordre de venir vous rejoindre.

Je désirerais avoir avec moi la division de la Garde que commande le général Lefebvre-Desnoëttes, et je vous envoie les deux divisions du corps du comte de Valmy pour la remplacer, Mais, dans mon projet actuel , je préfère placer le comte de Valmy de manière à le rappeler si j'en avais besoin, et ne point faire faire de fausses marches au général Lefebvre-Desnoëttes, puisqu'il est probable que je me déciderai ce soir à marcher sur Bruxelles avec la Garde. Cependant couvrez la division Lefebvre par les divisions de cavalerie d'Erlon et de Reille, afin de ménager la Garde: s'il y avait quelque échauffourée avec les Anglais, il est préférable que ce soit sur la ligne que sur la Garde.

J'ai adopté comme principe général, pendant cette campagne, de diviser mon armée en deux ailes et une réserve. Votre aile sera composée des quatre divisions du 1er corps, des quatre divisions du 2e corps, de deux divisions de cavalerie légère et de deux divisions du corps du comte de Valmy. Cela ne doit pas être loin de 45 à 50,000 hommes.

Le maréchal Grouchy aura à peu près la même force et commandera l'aile droite.

La Garde formera la reserve, et je me porterai sur l'une ou l'autre aile , selon les circonstances. Le major général donne les ordres les plus précis pour qu'il n'y ait aucune difficulté sur l'obéissance à vos ordres lorsque vous serez détaché , les commandants de corps devant prendre mes ordres directement quand je me trouve présent.

Selon les circonstances, j'affaiblirai l'une ou l'autre aile, en augmentant ma réserve.

Vous sentez assez l'importance attachée à la prise de Bruxelles. Cela pourra d'ailleurs donner lieu à des incidents, car un mouvement aussi prompt et aussi brusque isolera l'armée anglaise de Mons, Ostende, etc, Je désire que vos dispositions soient bien faites , pour qu'au premier ordre vos huit divisions puissent marcher rapidement et sans obstacle sur Bruxelles.

NAPOLÉON.

 

Le maréchal Ney semble hésiter puis se met en route tard sans trop de conviction.

Trop tard, Wellington devant l'hésitation de Ney la veille, à fait se positionner au carrefour  les troupes du Prince d'Orange et ses 25 00 hommes.

Quelques assauts néanmoins vigoureux seront menés sans grands résultats.

Déjà, la cavalerie Française se brise contre les carrés des Coalisés sans les entamer sérieusement.

L'empereur lui est pendant ce temps en train de livrer une terrible bataille aux Prussiens de Blücher, un peu plus à l'est, à Ligny et à Fleurus.

Il ordonne à Ney, qu'il pense tranquille, de venir couper la retraite des Prussiens afin de  prendre son armée en tenaille, et de l'anéantir.

    Puis étant informé que Ney à affaire à une résistance plus sérieuse, ordonne au maréchal de contenir les Anglais avec le 2ème corps de Reille et la cavalerie, et de faire faire ce mouvement au seul 1èr corps de Drouet D'erlon. Le corps de d'Erlon se met en marche vers Ligny, mais pas dans la direction topographique logique , a tel point qu'il provoquera un début de retraite dans les rangs Français se battant à Ligny, le corps de D'Erlon étant identifié comme ennemi !.

   La bataille des quatre bras se termine sans véritable vainqueur, bien que les Coalisés quittent la position talonnés par les Français. Wellington opte pour une retraite stratégique, rejoint le gros de ses forces adossées à la forêt de Soignes, au Mt St Jean. Néanmoins de nombreux officiers généraux Coalisés sont tués.

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expbul2a.gif (128 octets)Le 17 Juin; Trop tardexpbul2a.gif (128 octets)

    GB.jpg (1959 octets)    Napoléon pensait pouvoir engager le combat le jour même, contre les Coalisés , mais il ne dispose pas de temps suffisant avant la nuit. On se battra le lendemain.

    Le temps perdu va avoir des conséquences dramatiques, Wellington à eu le temps d'établir de solides défenses au Mt St jean, défenses qui gêneront considérablement les attaques Françaises.

        Mais surtout, ce temps perdu permettra aux Prussiens d'arriver sur le champ de bataille, et ainsi d'apporter la victoire aux coalisés.

    Les pertes totales des coalisés aux "Quatre-Bras" se monteront à 3149* hommes tués, blessés ou disparus

*Source: Courrier de Wellington, le 19 Juin.

 

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